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  • Metadaten

    • Dokumenttyp
      Rezension (Monographie)
      Zeitschrift
      Mélanges de la Casa de Velázquez
      Autor (Rezension)
      • Lefebvre, Sabine
      Sprache (Rezension)
      Français
      Sprache (Monographie)
      Español
      Autor (Monographie)
      • Pérez Zurita, Antonio David
      Titel
      La edilidad y las élites locales en la Hispania romana
      Untertitel
      La proyección de una magistratura de Roma a la administración municipal
      Erscheinungsjahr
      2011
      Erscheinungsort
      Córdoba
      Verlag
      Universidad de Córdoba
      Umfang
      624
      ISBN
      9788499270913
      Thematische Klassifikation
      Politikgeschichte, Verwaltungsgeschichte
      Zeitliche Klassifikation
      bis 499 n. Chr. → 999 - 1 v. Chr., bis 499 n. Chr. → 1 - 5. Jh. n. Chr.
      Regionale Klassifikation
      Alte Welt → Römisches Reich
      Schlagwörter
      Iberische Halbinsel
      Römisches Reich
      Magistrat
      Ädil
      Elite
      Original URL
      http://mcv.revues.org/5873
      recensio-Datum
      21.01.2015
      recensio-ID
      64e89b7021274af0858478df5c1e2fa1
      DOI
      10.15463/rec.1189735297
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Antonio David Pérez Zurita: La edilidad y las élites locales en la Hispania romana. La proyección de una magistratura de Roma a la administración municipal (rezensiert von Sabine Lefebvre)

S’inscrivant dans la lignée des travaux menés sur la vie municipale en péninsule Ibérique, initiés par l’université de Cordoue, l’auteur s’est penché sur une magistrature locale qui n’avait pas retenu, pour la péninsule Ibérique, l’attention des chercheurs. Cette charge, dont l’importance est aujourd’hui mise en valeur, entre autre par le travail récent d’Anne Daguet-Gagey (Splendor aedilitatum. L’édilité à Rome [ier s. av. J.-C.-iiie s. ap. J.-C.], Rome, CEFR, à paraître), est aussi l’occasion d’étudier le comportement des élites locales, calqué sur le modèle romain.

L’ouvrage est organisé autour trois chapitres : i. Une présentation générale de l’édilité à Rome, depuis l’origine de la magistrature (pp. 27-98) ; y sont en particulier analysées les fonctions des édiles romains ; ii. La diffusion de cette charge dans les cités italiennes, dans le cadre de l’expansion du modèle administratif romain (pp. 99-204) ; les informations fournies par les leges municipales (Tabula Heraclensis…) sont analysées ainsi que le milieu des édiles de Pompéi et de Canusium ; en annexe figure un développement sur l’album décurional de Timgad, qui sort du cadre géographique mais aussi chronologique, rompant le rythme de la réflexion menée par l’A. ; iii. L’édilité et les édiles en Hispanie romaine (pp. 205-476).

Les deux premiers chapitres permettent de présenter le cadre général de l’édilité, depuis sa création, mais l’A. n’a pu que reprendre les travaux existants, sans se livrer à une analyse approfondie de la documentation, entre autre épigraphique, pour les cités italiennes.

C’est le troisième chapitre qui constitue réellement le corps du volume. L’A. rappelle tout d’abord les modalités d’adoption de ce type de charge romaine dans un contexte colonial et municipal, ici ibérique ; une place est faite à l’époque flavienne, durant laquelle le modèle institutionnel romain est largement adopté. Un tableau chronologique des mentions de l’édilité aurait permis de restituer en partie la diffusion de la charge. Grâce aux lois municipales flaviennes, l’A. peut dresser le bilan de leur domaine de compétence — leur iuridictio et leur potestas — et des fonctions remplies par les édiles municipaux. Le chapitre se poursuit avec une analyse plus sociale de l’édilité : il convient en effet de comprendre les modalités d’accès à cette magistrature. Si les critères économiques (pp. 246 et sqq) sont toujours essentiels dans cette société censitaire, ils varient en fonction des cités. La faiblesse de la documentation disponible — quelques montants de summa honoraria — ne nous permet pas d’envisager des études comparatives et limite l’analyse qui, de toutes les façons, n’est pas spécifique aux édiles mais à tous les magistrats municipaux. L’A. revient plus tard sur le sujet (pp. 408 et sqq). Les critères sociaux et politiques sont ceux que nous percevons mieux. Dans la quatrième partie, l’A. s’appuie sur son catalogue pour analyser les carrières des édiles ; il évoque en particulier le dossier des quattuorviri, dont le collège pourrait comprendre deux magistrats faisant office d’édiles. L’analyse de leur carrière est résumée dans des tableaux ; mais il aurait sans doute fallu séparer la carrière locale (édilité, duumvirat et fonctions religieuses locales, patronat), la carrière provinciale (flaminat de province), et les fonctions au service de l’État (tribunat militaire, procuratèle). Cette distinction aurait rendu lisible immédiatement le niveau social et politique atteint par l’édile, dont certains entrent dans l’ordre équestre (pp. 426 et sqq). Les édiles sont ensuite replacés au sein de la vie quotidienne de leur cité : leurs actes d’évergétisme, leurs pratiques religieuses, les hommages qui leur sont rendus et, enfin, leurs épitaphes sont analysés. Le chapitre se termine par une analyse des stratégies familiales ; c’est alors l’ensemble des magistrats et décurions, ainsi que leurs adfines qui est pris en compte.

De nombreuses figures et graphiques illustrent les réflexions de l’A. Les tableaux sont utiles, même s’ils sont parfois difficiles à lire (pp. 276 et 277 : le nom des provinces venant après leurs conventus respectifs). Les cartes auraient pu gagner en clarté : les limites provinciales ne figurent pas plus que les limites de conventus, cadre qui est pourtant celui utilisé par l’A. pour bâtir son catalogue et présenter la distribution des édiles au sein de chaque province.

Cette étude s’appuie sur un catalogue prosopographique riche (pp. 485-540). Y sont répertoriés 271 édiles avérés, connus soit par la documentation épigraphique, soit par la documentation numismatique, soit encore parce qu’ils ont rempli toutes les magistratures locales (omnibus honoribus functus), et aussi, 20 personnages dont l’édilité est incertaine ou qui ont été rejetés par l’A. La numérotation continue permet de consulter facilement le catalogue. Ce dernier est organisé par province, dont il aurait été utile de rappeler le nom, la Bétique, puis la Lusitanie et enfin la Citérieure, puis par conventus, et enfin par ordre alphabétique des cités et non dans l’ordre géographique proposé par le CIL. Les édiles sont présentés dans l’ordre alphabétique de leur gentilice, ce qui ne permet pas de voir d’emblée l’évolution chronologique du recrutement. Un rappel de la carrière locale, la datation, un petit commentaire et les références constituent chaque notice. La documentation est peu bavarde et les actions des édiles rarement mentionnées.

Les abréviations épigraphiques et numismatiques sont suivies d’une abondante bibliographie (pp. 557-586) se faisant l’écho des travaux récents, et sur laquelle l’A. s’est appuyé afin de rendre compte des débats historiographiques, bienvenus. Un index des sources, très utile, complète l’ouvrage. Il est donc dommage que le texte soit parfois coupé par de références bibliographiques (p. 229 par exemple) ou épigraphiques (p. 403) qui auraient mieux trouvé leur place au sein des notes de bas de page, riches par ailleurs.

L’A. est parfois imprudent dans l’usage des termes institutionnels romains : si le terme de cursus honorum (p. 287) est à employer pour les sénateurs, il ne peut l’être pour les magistrats locaux qui ne disposent pas du ius honorum (p. 485) mais simplement du droit d’être candidat aux magistratures au sein de leur cité. Ce sont deux niveaux différents de pratiques politiques qu’il faut ici prendre en considération. On peut parfois regretter un style un peu lourd, des remarques témoignant de la prudence de l’A., nécessaire dans un manuscrit de thèse, mais moins souhaitable dans un volume publié. Ce ne sont que les maladresses d’un jeune chercheur publiant son doctorat et ces remarques n’enlèvent rien au bilan proposé par l’auteur.