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  • Metadaten

    • Dokumenttyp
      Rezension (Monographie)
      Zeitschrift
      Mélanges de la Casa de Velázquez
      Autor (Rezension)
      • Christol, Michel
      Sprache (Rezension)
      Français
      Sprache (Monographie)
      Français
      Autor (Monographie)
      • Allou, Kouamé René
      Titel
      La bourgeoisie municipale d’Afrique romaine
      Erscheinungsjahr
      2013
      Erscheinungsort
      Paris
      Verlag
      L’Harmattan
      Reihe
      Collection Études africaines
      Umfang
      112
      ISBN
      978-2-343-00951-3
      Thematische Klassifikation
      Sozial- und Kulturgeschichte
      Zeitliche Klassifikation
      bis 499 n. Chr.
      Regionale Klassifikation
      Afrika, Alte Welt → Römisches Reich
      Schlagwörter
      Nordafrika
      Römisches Reich
      Provinz
      Elite
      Original URL
      http://mcv.revues.org/6665
      recensio.net-ID
      97df4d31a5b048e39204fa25fa7f426a
      DOI
      10.15463/rec.1189738549
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Kouamé René Allou: La bourgeoisie municipale d’Afrique romaine (rezensiert von Michel Christol)

Le titre très général et, de plus, rendu fallacieux par un usage malheureux du terme « bourgeoisie », vise à étendre des observations s’appuyant sur l’examen de la vie et de l’œuvre d’Apulée. Mais on se rend bien vite compte de la légèreté de l’entreprise, qui s’appuie sur une bibliographie très incomplète (on ne connaît pas les colloques sur l’Africa romana organisés depuis longtemps par A. Mastino et ses collaborateurs), lacunaire sur beaucoup de points et parfois largement dépassée (sur la vie économique par exemple). Présenter Apulée, et analyser le cadre social de son existence de notable originaire de la cité de Madaure, ne peut se faire en une centaine de pages sans d’excessives simplifications.

On ajoutera que de trop fréquentes maladresses de fond et de forme déparent le propos. Les travaux de P.-A. Février semblent méconnus et l’ouvrage important de Fr. Jacques sur la vie municipale aurait pour sa part donné de la précision aux descriptions plus concrètes. On pourrait aisément étendre ce type de remarques à d’autres thèmes abordés d’une manière schématique et simplificatrice, et parfois avec des maladresses trop criantes : sur le droit de cité romaine, son acquisition, son extension, etc., sur le rapport entre les notables et la terre, car on oublie par exemple l’importance des domaines impériaux et leur mode de gestion.

On pourrait surtout souhaiter, du point de vue formel, une meilleure présentation. Une relecture attentive aurait pu éviter des erreurs grossières, qui concernent la présentation de la bibliographie ou la correction orthographique. Sur le premier point on s’étonnera des erreurs dans les citations. Pourquoi prendre des distances curieuses avec les usages, en signalant, au risque de l’erreur, l’adresse de tel ou tel éditeur ? Ainsi, p. 99 (et ailleurs) : on se demande quelle est l’utilité d’indiquer l’adresse de l’Association Guillaume-Budé, avec en plus une « coquille » regrettable, reproduite fréquemment (« Paris Vie » = Paris VIe ; on trouvera aussi, à la p. 105 « Paris Vile » pour Paris VIIe). Page 100 : on écrit « Grimai » (sic) pour Grimal ; on s’étonnera de plus que le livre cité n’ait que « 53 p. » ; même erreur p. 101. Sur cette même page, on trouve : « Rouge » (sic) pour Rougé, ou encore le surprenant « Thé social and économie nia tory of roman empire » (sic) ! Page 103 : « Pracheur-Canonge » (sic) pour Précheur-Canonge, tandis que Duncan-Jones (p. 104) avait d’abord été Duncan-Jules (p. 65 n. 2). Mais ces erreurs touchent aussi le texte lui-même. On s’étonnera que « Clodius Albinus (ait été) proclamé empereur par les soldats des Iles britanniques » ! On se demandera quelle explication pourrait être fournie de l’expression « beneficium spéciale » (sic), utilisée à la p. 51. On s’étonnera de l’expression « la trianomina » (sic) à la p. 49, etc. On pourrait croire, d’après les développements des pages 66-67, que la désignation de Strabo Aemilianus au proconsulat d’Afrique dépendrait de la volonté de l’ordo de Carthage ! Et ainsi de suite.

Sur bien des points on trouvera sans difficulté de meilleures informations dans quelques manuels récemment parus.