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  • Metadaten

    • Dokumenttyp
      Rezension (Monographie)
      Zeitschrift
      Mélanges de la Casa de Velázquez
      Autor (Rezension)
      • Sénac, Philippe
      Sprache (Rezension)
      Français
      Sprache (Monographie)
      English
      Herausgeber (Monographie)
      • Valor Piechotta, Magdalena
      Titel
      The Archaeology of Medieval Spain, 1100–1500
      Erscheinungsjahr
      2014
      Erscheinungsort
      Sheffield
      Verlag
      Equinox
      Reihe
      Studies in the Archaeology of Medieval Europe
      Umfang
      XIV, 336
      ISBN
      978-1-84553-173-7
      Thematische Klassifikation
      Geschichte allgemein, Kunstgeschichte
      Zeitliche Klassifikation
      Mittelalter
      Regionale Klassifikation
      Europa → Südeuropa → Spanien
      Schlagwörter
      Spanien
      Mittelalterliche Archäologie
      Architektur
      Funde
      Geschichte 1100-1500
      Original URL
      http://journals.openedition.org/mcv/9589
      recensio.net-ID
      de92c42d2c5f426aa47c0718470b8df0
      DOI
      10.15463/rec.265448831
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Magdalena Valor Piechotta (Hg.): The Archaeology of Medieval Spain, 1100–1500 (rezensiert von Philippe Sénac)

L’ouvrage publié en anglais par Magdalena Valor et José Avelino Gutiérrez se présente comme une approche synthétique des données fournies par l’archéologie en péninsule Ibérique. Il comprend 336 pages, un glossaire, une abondante bibliographie (pp. 287-320) et un index particulièrement utile au regard de la multitude des sites et des thèmes abordés. Brièvement préfacé par John Schofield, cette étude s’organise autour d’une dizaine de thèmes qui associent de manière remarquable (et peu habituelle…), al-Andalus, l’Espagne chrétienne et le monde juif. Il s’agissait là d’une tache ambitieuse et complexe, et ce n’est pas le moindre intérêt de cet ouvrage que d’avoir su brasser une masse d’informations issues d’univers culturels différents et souvent divisés à l’occasion de nombreux congrès d’archéologie.

Après avoir dressé un rapide tableau des débuts de l’archéologie médiévale péninsulaire où se dessinent avant 1985 quelques « pioneers » (le rôle de la Casa de Velázquez mériterait d’y figurer davantage, tout comme celui des réunions Castrum), les auteurs soulignent le succès que connut ensuite l’archéologie médiévale, le « retard » initial ayant depuis largement été comblé, tant en Espagne qu’au Portugal. À la lecture de cette étude, on mesure combien les progrès ont été substantiels et il n’est pas excessif d’avancer les recherches menées par les archéologues médiévistes en péninsule Ibérique figurent aujourd’hui en première place à l’échelle européenne.

Après avoir abordé les établissements ruraux puis les villes, l’ouvrage permet au lecteur d’entrer dans la vie quotidienne des populations médiévales puisqu’il évoque successivement leurs activités, les productions et le négoce. D’autres chapitres, toujours richement illustrés, à l’exemple de celui consacré aux « castles and fortifications », évoquent les lieux de pouvoir, les édifices religieux et enfin les données relatives aux cimetières. En utilisant de multiples exemples, cette synthèse s’achéve par des « Conclusions and Hopes for the Future » (pp. 256-257) que le lecteur averti aurait souhaité plus consistantes, et dans lesquelles les auteurs insistent sur l’importance des processus de restauration architecturales, afin de maintenir un exceptionnel patrimoine. Ils y insistent finalement sur la spécificité de la péninsule Ibérique en Europe puisque plusieurs cultures s’y mélangèrent pendant les siècles que couvrent l’étude (l’exemple sicilien pouvait également servir de comparaison).

En somme, il s’agit là d’une heureuse synthèse qui a largement bénéficié de la participation de plusieurs autres chercheurs tels que Iñaki García Camino, Ricardo Córdoba, Fernando Miguel, Fernando Gil, Manuel Vera et John Schofield. On appréciera tout particulièrement les fiches monographiques accordées à plusieurs établissements, comme celle relative à El Castillejo (Los Guajares, Grenade, pp. 155-156). Si l’on peut déplorer la mauvaise qualité de plusieurs illustrations, l’ensemble proposé par ces deux universitaires venus de centres renommés (Oviedo et Séville) n’est demeure pas moins d’une grande utilité et on peut légitimement le recommander aux étudiants. Tout au plus doit-on regretter qu’une attention plus importante n’ait pas été accordée à des approches nouvelles, qu’il s’agisse de l’archéobotanique ou, de manière plus classique, à la numismatique. Certains points mériteraient également une attention plus précise, à commencer par le rapport ville-campagne tant on sait combien il intéresse les historiens des textes. Sans mettre en cause la division chronologique proposée par cet ouvrage, le poids du passé apparaît peu alors que nombre d’établissements évoqués dans l’ouvrage, pour le moins en ce qui concerne al-Andalus, existaient déjà avant la période des taifas. Ces quelques réserves faites, on ne peut que féliciter les auteurs pour cette brillante synthèse qui justifierait une approche semblable pour des périodes plus anciennes.