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  • Metadata

    • Document type
      Review (monograph)
      Journal
      Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie
      Author (Review)
      • Crepel, Pierre
      Language (Review)
      Français
      Language (Monograph)
      Français
      Editor (Monograph)
      • Boulad-Ayoub, Josiane
      Title
      La Vision nouvelle de la société dans l’Encyclopédie méthodique
      Subtitle
      II: Assemblée constituante
      Year of publication
      2013
      Place of publication
      Québec
      Publisher
      Presses de l’Université Laval
      Number of pages
      591
      ISBN
      978-2-7637-1755-5
      Subject classification
      Political History, Legal History
      Time classification
      Modern age until 1900 → 18th century, Modern age until 1900 → 19th century
      Regional classification
      Europe → Western Europe → France
      Subject headings
      Peuchet, Jacques
      Frankreich
      Enzyklopädie
      Verfassungsgebende Versammlung
      Verfassung
      Quelle
      Original source URL
      http://rde.revues.org/5085
      Publication date
      Dec 16, 2013 04:06 PM
      recensio.net-ID
      f70e977362554cd1b77e86f7136e755a
      DOI
      10.15463/rec.1189727961
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Josiane Boulad-Ayoub (ed.): La Vision nouvelle de la société dans l’Encyclopédie méthodique. II: Assemblée constituante (reviewed by Pierre Crepel)

La Vision nouvelle de la société dans l’Encyclopédie méthodique, Presses de l’Université Laval. Josiane Boulad-Ayoub (Éd.), Vol. II Assemblée constituante, 2013. ISBN 978-2-7637-1755-5.

Il s’agit des deux premiers volumes d’une série intitulée « Encyclopédie méthodique. Une Anthologie en plusieurs volumes. Josiane Boulad- Ayoub, directrice générale de la publication », le nombre total n’en est pas précisé. Chaque volume reproduit (p. 7-24) l’introduction générale de la série, il contient une ou plusieurs présentations des éditeurs actuels, un choix de textes (ou plutôt d’extraits d’articles) non annotés et une bibliographie. En d’autres termes, ce sont des morceaux choisis, avec tous les risques que comporte ce genre. Le vol. I comporte deux études fouillées et bien contextualisées sur le Dictionnaire de jurisprudence (p. 27-137) et le Dictionnaire de police et municipalités (p. 271-322), écrites par des spécialistes du sujet et assez proches de certaines de leurs publications antérieures, mais adaptées et complétées ici. Le vol. II ne contient, en revanche, que deux courtes présentations (p. 25-42 et 563-580). Très franchement, je dois avouer que je suis assez réservé sur le genre des morceaux choisis et encore plus mal à l’aise face à leur réalisation dans le cas présent. Bien entendu, il serait ridicule de préconiser une réédition imprimée des deux cents gros volumes de la Méthodique (1782-1832) ; alors que faire ? Si l’on comprend bien, les présents ouvrages sont conçus comme un complément et un produit d’appel pour une édition électronique in extenso par le célèbre projet ARTFL de l’Université de Chicago (p. 31), en cours. Les choix de la série sont donnés dans l’introduction générale, mais justifiés de façon assez vague : il s’agirait de « donner la vision nouvelle de la société » (p. 20), de « présenter au large public intéressé par le développement des sciences humaines, chercheurs, étudiants, publicistes, lecteurs, une sélection des articles qui ont le plus de résonance actuelle » (p. 22). Malheureusement, il y a plusieurs interprétations, y compris aujourd’hui, de ce que peut être « la » vision nouvelle de « la » société à l’époque de la Révolution française et dix chercheurs de 2013 opéreraient probablement dix choix différents à cet égard. Sont retenus les dictionnaires de logique, métaphysique et morale, de philosophie ancienne et moderne, de jurisprudence, d’économie politique ainsi que de l’Assemblée nationale constituante. Sont écartés les dictionnaires d’histoire, de commerce, de finances, implicitement ou explicitement considérés comme appartenant au passé. Il n’y a rien non plus sur les sciences et les arts ; cette exclusion très discutable n’est conforme ni à la façon de voir de Diderot et D’Alembert, les éditeurs de l’Encyclopédie, qui a servi de base à la Méthodique, ni à ce qui a été la vie politique et sociale de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe, où les savants ont pris une place très importante autour de la Révolution et de l’Empire. Malgré diverses études de mérite, l’Encyclopédie méthodique ne bénéficie toujours pas, loin de là, des instruments de travail ni des essais interprétatifs de son ancêtre l’Encyclopédie Diderot - D’Alembert. L’ouvrage de référence est maintenant celui, collectif, sous la direction de Claude Blanckaert, Michel Porret, Fabrice Brandli, L’Encyclopédie méthodique (1782-1832). Des Lumières au positivisme, Genève, Droz, 2006, mais ce livre se considère comme une rampe de lancement et ne prétend pas se substituer aux socles érudits qu’il faudra constituer avec minutie, probablement sous forme électronique, et en répondant à la diversité des situations d’une édition éclatée qui s’étend sur un demi-siècle. Les choix de textes sont ici subjectifs, c’est la loi du genre, mais il est plus gênant que le lecteur ne dispose ni de la liste des entrées du dictionnaire, ni de la proportion de ce qui est reproduit, ni même, pour les extraits d’articles reproduits, de la moindre indication sur les coupures à l’intérieur de l’article. Dans le vol. I, les éditeurs donnent au moins, dans leurs présentations, une idée assez précise des contenus des deux dictionnaires en question. Le problème se pose davantage dans le vol. II : puisque Peuchet ne donnait déjà dans ses articles que des extraits des débats de l’Assemblée, nous avons ici des extraits d’extraits. Il est en outre dommage que les PUL n’aient pas adopté des caractères différents pour les textes d’époque et pour ceux des éditeurs modernes qui sont éparpillés dans les volumes. En conclusion, ces ouvrages ont pour principal intérêt d’attirer l’attention sur la Méthodique, d’en donner quelques aperçus particuliers, en espérant qu’on ne doive pas dire biaisés, et de stimuler le lecteur pour aller de lui-même approfondir les questions. Mais ne terminons pas sur une note négative : les articles choisis sont instructifs, les présentations de L. Delia et E. Groffier du volume sur la jurisprudence sont tout à fait informatives.